2025 a été une année de records, avec des phénomènes météorologiques extrêmes aggravés par le réchauffement, des impacts socio-économiques croissants et des signes clairs que la crise climatique affecte déjà le quotidien et les opportunités de développement de la plupart des habitants de la planète.
Pour bien démarrer 2026, voici quelques informations clés à retenir pour comprendre l’état du climat et les défis auxquels il faut faire face.
1. Impacts humains et économiques des phénomènes extrêmes
Les phénomènes météorologiques extrêmes continuent de laisser des traces profondes sur toute la planète. Entre 1993 et 2022, plus de 9 400 événements extrêmes (dont des inondations, des tempêtes, des vagues de chaleur et des sécheresses) ont été enregistrés, causant des millions de pertes humaines et des dommages économiques cumulés de plus de 4 200 milliards de dollars. En 2025, ces tendances se sont poursuivies, avec des phénomènes extrêmes qui ont frappé des régions d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et d’Océanie, mettant en évidence la vulnérabilité des communautés, des infrastructures et des écosystèmes face au changement climatique.
- Déplacements et pertes humaines
Les événements extrêmes ont causé la mort de plus de 765 000 personnes entre 1993 et 2022, et des millions d’autres ont été déplacées de force. En 2025, des sécheresses prolongées, des tempêtes et des ouragans ont forcé des communautés entières à quitter leurs maisons, ce qui a augmenté l’insécurité alimentaire, la pénurie d’eau et la vulnérabilité socio-économique, surtout dans les pays en développement et les régions côtières très peuplées.
- Tempêtes et cyclones intensifiés par le changement climatique
En 2025, des cyclones et des tempêtes tropicales ont frappé l’Asie, l’Afrique et l’Amérique centrale, intensifiés par le réchauffement des océans et l’augmentation de l’humidité dans l’atmosphère. Ces phénomènes ont provoqué des pluies extrêmes, des vents destructeurs et des ondes de tempête, causant des milliers de morts et des dommages matériels se chiffrant en milliards de dollars. La destruction d’infrastructures essentielles, la perte de récoltes et la perturbation des moyens de subsistance montrent comment le changement climatique amplifie les effets des événements naturels.
2. Records de température, vagues de chaleur et preuves scientifiques
En attendant confirmation, 2025 sera probablement l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées, dans le cadre d’une série d’années anormalement chaudes au cours de ce siècle. Les températures moyennes mondiales dépassent largement les niveaux préindustriels, ce qui augmente la fréquence des vagues de chaleur, des incendies, des sécheresses et des inondations, et a des répercussions directes sur la santé, la production agricole et les écosystèmes.

La science confirme que certains changements induits par le réchauffement pourraient être irréversibles, ce qui renforce l’urgence de mesures climatiques coordonnées et ambitieuses à l’échelle mondiale.
- Réchauffement de l’Arctique et perte des glaciers
L’Arctique se réchauffe plus de deux fois plus vite que la moyenne mondiale, avec une perte massive de glace de mer et un recul accéléré des glaciers dans le monde entier, des Alpes et des Andes au Canada et à l’Himalaya. Cela affecte la disponibilité en eau douce pour des centaines de millions de personnes, modifie les régimes hydrologiques et menace la biodiversité associée à ces écosystèmes.
- Le réchauffement des océans intensifie les précipitations extrêmes
Le réchauffement des océans a augmenté la capacité de l’atmosphère à retenir l’humidité, générant des pluies torrentielles et des phénomènes extrêmes plus intenses. Cela augmente non seulement le risque d’inondations, mais a aussi un impact sur les écosystèmes côtiers, les infrastructures et la sécurité alimentaire de millions de personnes.
- Impacts des vagues de chaleur extrêmes
En 2025, des vagues de chaleur extrêmes ont touché toutes les régions du monde, de l’Europe à l’Afrique et à l’Asie. Ces températures record ont affecté la santé publique, réduit la productivité agricole et généré un stress thermique dans les écosystèmes fragiles, montrant comment le réchauffement climatique amplifie systématiquement les événements extrêmes.
3. Nouveaux plans climatiques jusqu’en 2035
En 2025, plusieurs pays ont présenté des plans climatiques renouvelés avec des objectifs jusqu’en 2035, renforçant leurs engagements en matière de réduction des émissions, d’investissement dans les énergies renouvelables et de stratégies d’adaptation aux phénomènes extrêmes. Ces plans reflètent une ambition climatique internationale accrue et représentent des étapes concrètes vers une coordination mondiale, le renforcement de la résilience et la protection des communautés et des écosystèmes contre les impacts du changement climatique.
4. Progrès positifs : transition énergétique et solutions climatiques
Même si les défis sont énormes, 2025 a aussi été marquée par des progrès encourageants. Pour la première fois, les énergies renouvelables ont produit plus d’électricité que le charbon à l’échelle mondiale, grâce à la croissance de l’énergie solaire et éolienne (voir le rapport Ember 2025). De plus, l’innovation dans la mobilité électrique, l’efficacité énergétique et les technologies de capture du carbone s’est accélérée, montrant qu’il existe des outils concrets pour réduire les risques et avancer vers un avenir durable. Ces progrès confirment que, même si la crise est grave, il est possible d’agir et d’avoir un impact positif.
5. Les États-Unis et l’affaiblissement du multilatéralisme
En 2025, les décisions de l’administration de Donald Trump ont été un facteur d’instabilité pour la gouvernance climatique internationale, avec des attaques directes contre le multilatéralisme climatique, la remise en question de la science et des signes clairs de boycott de l’action climatique, ainsi que l’annonce du retrait de l’accord de Paris, de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et de nombreux autres accords environnementaux et climatiques.
Le gouvernement américain empêche l’action nationale contre le changement climatique et sape la confiance internationale, affaiblissant le financement climatique et poussant d’autres gouvernements à revoir leurs ambitions à la baisse. Dans un contexte d’impacts croissants et d’urgence scientifique, le manque de leadership ou le leadership négatif d’une puissance-clé comme les États-Unis représente un risque systémique pour la capacité collective à répondre efficacement à la crise climatique.
Auteur : 10 Billion Solutions – Communication sur le climat et la durabilité
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